À propos de ce blog

À travers ce blogue, j'exorcise mes démons d'un point de vue fictif en partageant tout ce qui me touche, m'affecte et m'émeut. Si vous aimez ce que vous lisez, partagez-le avec vos amis et proches. *** IMPORTANT*** Certaines images contenues sur ce blogue sont extraites de la banque d'images de Google et ne sont point de ma propriété. Je les utilise qu'à titre d'illustration afin de mieux traduire les enfers de mes écrits.

samedi 14 décembre 2013

QUE FAIRE!!!???



IL Y 5 ANS, J'AI DÉCIDÉ DE JETER UN COUP D'OEIL SUR CE QUE JE MANGEAIS, NOTAMMENT LA VIANDE, LES JUS, LES PRODUITS EN CONSERVES, LES PRODUITS TRANSFORMÉS ET ÇA A CHANGÉ TOUTE MA VIE. MES DÉCOUVERTES M'ONT ATTERRÉ QUAND J'AI RÉALISÉ QUE L'HOMME, SANS RELÂCHE CHERCHE À TOUT PRIX À REMPLACER DIEU. J'AI POUSSÉ MES RECHERCHES ENCORE PLUS LOIN PRÉCISÉMENT EN CE QUI A TRAIT AUX ADDITIFS ET AUX AGENTS DE CONSERVATION. À MA GRANDE SURPRISE, LES EFFETS NÉFASTES ET DÉVASTATEURS QUE CES PRODUITS PROVOQUENT SUR NOTRE SANTÉ ONT FAILLI ME FAIRE DÉGUEULER. CES MONSTRES LE SAVENT ET PERSISTENT À GLISSER DANS NOTRE NOURRITURE CES PRODUITS: ACIDIFIANTS, AGENTS D'ENROBAGE, AGENTS MOUSSANTS, ANTIMOUSSANTS, ANTIAGGLOMÉRANTS, COLORANTS, STÉRILISANTS, DÉSINFECTANTS, ÉDULCORANTS, GÉLIFIANTS, STABILISANTS, ÉPAISSISSANTS, ÉMULSIFIANTS, EXHAUSTEURS DE GOUT, GAZ PROPULSEURS, GAZ D'EMBALLAGE, AFFERMISSANTS, HUMECTANTS, SÉQUESTRANTS, AMIDONS MODIFIÉS... 

LOIN D'ÊTRE EXHAUSTIVE, CETTE LISTE COMPORTE DES ÉLÉMENTS AUX PROPRIÉTÉS CHIMIQUES, POLLUANTES, NOCIVES, TOXIQUES, NEUROTOXIQUES, ÉCOTOXIQUES, REPROTOXIQUES, CANCÉRIGÈNES. ILS CONSTITUENT TOUS DES AGENTS UTILISÉS DANS L'INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE AUJOURD'HUI. 

À TRAVERS CES ADDITIFS ET CES AGENTS DE CONSERVATION, L'HOMME S'HASARDE MÊME À TROUVER DES MOYENS À DÉFIER LES LIMITES DE NOS FRUITS, LÉGUMES, VIANDES, BOISSONS EN EMPÊCHANT LEUR DÉGRADATION, EN AMÉLIORANT LEUR APPARENCE, EN AJOUTANT UNE BRILLANCE, EN PROLONGEANT LEUR CONSERVATION, EN PRÉVENANT LE DESSÈCHEMENT, EN MAINTENANT LA FERMETÉ, EN RENFORÇANT LE GOUT, EN PRÉSERVANT L'ASPECT OU LA COULEUR. 

UNE ALIMENTATION **SAINE** S'AVÈRE UN COMBAT SANS MERCI AVEC LES DÉCIDEURS DE CE MONDE, PARTICULIÈREMENT CEUX DE L'INDUSTRIE ALIMENTAIRE. IL EST QUASIMENT IMPOSSIBLE D'EN AVOIR UNE DÉNUÉE D'ENGRAIS CHIMIQUES, DE PESTICIDES, D'INSECTICIDES, D'HORMONES DE CROISSANCE, DE MÉDICAMENTS, D'ENZYMES ARTIFICIELS, D'ORGANISME GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉ (OGM), DE FERTILISANTS SYNTHÉTIQUES, DE SUBSTANCES POLLUANTES, D'ADDITIFS, D'AGENTS DE CONSERVATIONS; DE NITRITES, DE NITRATES, DE TRANQUILLISANTS, DE VACCINS, D'ANTIBIOTIQUES (viandes), ET DU MÉTHYLMERCURE (poisson). 

NOUS INGÉRONS À LA PETITE CUILLÈRE DES RISQUES DE MALADIES COMME LE DIABÈTE, L'HYPERTENSION, LES PROBLÈMES CARDIOVASCULAIRES, LES CANCERS, LES MALADIES CORONARIENNES, L'ARTHROSE, L'OSTÉOPOROSE, UN HAUT TAUX DE CHOLESTÉROL, DES INTOXICATIONS ALIMENTAIRES, CONSTIPATION, LES MALADIES RÉNALES, ETC. 

À CET EFFET, DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES, J'AI ADOPTÉ UNE ALIMENTATION VÉGÉTARIENNE STRICTE POUR UNE MEILLEURE SANTÉ, UN BON MENTAL. QUAND J'AI PRIS CETTE DÉCISION, MON SOMMEIL S’ÉTAIT CONSIDÉRABLEMENT AMÉLIORÉ, J'ÉTAIS TOUJOURS PLEIN D'ÉNERGIE, DE BONNE HUMEUR, J'AVAIS UNE MEILLEURE PEAU, DE MEILLEURS MOUVEMENTS. BREF, JE ME SENTAIS MIEUX. MA BOUFFE AVAIT TOUT UN IMPACT SUR MA SPIRITUALITÉ, MON ÉCRITURE, MES RELATIONS.

EN HAÏTI, LES MULTINATIONALES DU SECTEUR DE L'ALIMENTATION NE SUBISSENT AUCUN CONTRÔLE DES INSTANCES ÉTATIQUES SUR LA QUALITÉ DES ALIMENTS. CES GÉANTS ÉCRASENT AISÉMENT LES PETITS FERMIERS ET PARTICIPENT À L'EXTINCTION DE NOTRE AGRICULTURE BIOLOGIQUE ET ANCESTRALE. DE PLUS, LA MAJORITÉ DE CE QUI RAMPE DANS NOTRE ASSIETTE EST AMÉRICAIN, OU DOMINICAIN. CELA ME PORTE ENCORE À ME QUESTIONNER SUR MES HABITUDES LACTO-OVO-VÉGÉTARIENNES (végétarien consommantles produis laitiers et les oeufs).

RÉCEMMENT, J'AI REMARQUÉ QUE BOIRE DU **LAIT CRU** DE CHÈVRE À L'ABRI D'ANTIBIOTIQUES, DE MÉDICAMENTS, D'HORMONES OU MANGER DES **OEUFS**EXEMPTS D'HORMONES SUR CETTE ILE DEVIENT DE PLUS EN PLUS UTOPIQUE. JE M’IMAGINAIS DEVENIR UN *****VÉGÉTALIEN***** MAIS À QUOI BON ? FAUTE DE CONTRÔLE, CES GÉANTS OCCIDENTAUX GARNISSENT NOS PETITS MARCHÉS COMME NOS GRANDES ÉPICERIES AU CARRELAGE MIROITANT DE PRODUITS DANGEREUX POUR NOTRE SANTÉ. CE DÉSASTRE ALIMENTAIRE MONDIAL ME POURSUIT JUSQU'ICI SUR MES TERRES, CAR MON VENTRE DÉPEND AUTANT QUE DES ÉTATS-UNIS QUE DE LA RÉPUBLIQUE DOMINICAINE QUI S'ADONNENT TOUS À UNE AGRICULTURE INDUSTRIELLE INTENSIVE DOTÉE DE TOUS CES PRODUITS NUISIBLES À NOTRE SANTÉ. J'AI MÊME CE RÉFLEXE D'INSISTER SUR LA PROVENANCE DES PRODUITS. J'ESSAIE DE ME MENTIR À M'ASSURER SI ELLE EST BIEN LOCALE  MALGRÉ QUE LA BANANE, LE CHOU, LA CAROTTE, LA BETTERAVE, LE MIRLITON, LA FIGUE-BANANE, L'AUBERGINE, LA POMME DE TERRE POUR NE CITER QUE CEUX-LÀ PROVIENNENT TOUS DU PAYS VOISIN DANS CERTAINS MARCHÉS. 

COMMENT ÉVITER L'INÉVITABLE ? DEVRAIS-JE CONSIDÉRER UN COMPORTEMENT FRUITARIEN VOIRE CRUDIVORE ? À BIEN Y PENSER, JE DEVRAIS ME TROUVER UN FERMIER NON LOIN DE CHEZ MOI ET EMBRASSER UNE ALIMENTATION CRUDI-VÉGÉTARIENNE, OU CRUDI-VÉGÉTALIENNE? OU PLUTÔT, DÉMÉNAGER TOUT SIMPLEMENT EN MILIEU RURAL ET PLANTER MES PROPRES ALIMENTS ? COMMENT NE PAS Y PENSER SÉRIEUSEMENT ? COMMENT NE PAS QUESTIONNER CE QUI TRAVERSE MES ORGANES OU CEUX DE MES FUTURS ENFANTS ? COMMENT NE PAS S'INTERROGER SUR CE QUI SURMÈNERA LEUR FOI, ENDOMMAGERA LEUR PANCRÉAS, CAUSERA TOUTE SORTE DE MALADIES INFANTILES, S'ENTASSERA DANS LEUR COLON ? COMMENT NE PAS S'ALARMER LORSQUE CES PRODUITS RISQUENT DE LES TUER ? 

J'AI PEUR ET JE N'AI NUL AUTRE CHOIX QUE DE MANGER. JE MANGE ET JE MANGE ENCORE. MES PROPRES DOIGTS ENFONCENT DANS MA GORGE UN SUCCULENT VOMI BAIGNANT DANS LE VENTRE SECTIONNÉ D'UN RAT MORT OÙ NAGENT DE NOMBREUX VERS. JE SAIS PERTINEMMENT QUE CE POISON ESSENTIEL ME DÉTRUIT À PETIT FEU, MAIS JE CONTINUE QUAND MÊME À ME SUICIDER LENTEMENT. 

DANS LES PROCHAINES ANNÉES, LES ORGANISMES ET INSECTES NUISIBLES À LA CULTURE RISQUENT DE MUTER ET CES CHANGEMENTS REQUERRONT DES INSECTICIDES ET DES PESTICIDES ENCORE PLUS PUISSANTS. LA POPULATION AURA TRIPLÉ ET IL FAUDRA AUGMENTER LA PRODUCTIVITÉ AGRICOLE OÙ ON DOUBLERA LE DOSAGE DES HORMONES, DES ANTIBIOTIQUES, DES ENGRAIS, DES ADDITIFS, DES AGENTS DE CONSERVATION, ETC. J'ÉTOUFFE, J'EXASPÈRE, JE SUIS À BOUT... JE SUIS TERRIBLEMENT DÉGOUTÉ DU MAL QUE J'INFLIGE À MON CORPS JOUR APRÈS JOUR. 

QUE FAIRE ?


Gibs’zZZz © 2013



mardi 6 août 2013

Ray of sun...


It's 6h29 am and the day promises to be one of the sunniest in Somalia.   

YOUNG BOY: Memory...Memory? Can you hear me?
MEMORY: Yes I hear you... How are you this morning?
YOUNG BOY: Not as good as I hoped for... I'm having one of these dawns. I feel like I'm suffocating. 
MEMORY: Who isn’t?  
YOUNG BOY: This dawn is different.
MEMORY: How different?
YOUNG BOY: My soul is tired.
MEMORY: Of course you are. It was a long night.
YOUNG BOY: It's not the night. (Silence.) When will I forget?
MEMORY: In due time.
YOUNG BOY: How many months? 
MEMORY: Please, trust me. All you have to do is to be a little more patient.
YOUNG BOY: Your mouth keeps on bleeding the same words on the walls of my brain. I really need to forget. I cannot see another rebirth like this and it's in a couple of months.
MEMORY: Certain thoughts are like parasites. They worm their way in the loudest silence and they hang on for years...
YOUNG BOY: Years!!  
MEMORY: Some memories are stronger and graze deeper than we could ever imagine.
YOUNG BOY: Stop this! You promise me...I will not do this anymore. I'm just a young boy of 15, and I want to forget! NOW!  
MEMORY: I understand your pain. It was a traumatic experience. Please, give time some time.
YOUNG BOY: How could you understand? I was the only one there. These mauvish memories were transferred to you only the next day, in my darkest reminiscences.
MEMORY: You're not helping the way you hold on to these inky souvenirs.
YOUNG BOY: Why wouldn't I? They are hunting the days of my nights.  
MEMORY: Indeed, but in order to forget, you must fulfill the most difficult task... Little sun, you must forgive.
YOUNG BOY: How could a human being wandering this earth forgive these butchers? They are my most fetid memories, waltzing as they please in my brain. I wish I could find a dagger, pierce through my skull and skin out these putrid souvenirs.
MEMORY: You will, in due time, only when you'll be ready to...
YOUNG BOY: I AM!  
MEMORY: Forgive me to say this, but you're not... It will take years. I will help you to bury them in my deepest corridors. I will teach how to embrace them, tame them, understand them, deconstruct them and rise as another sun. They may resurface, but I will teach you how to...
YOUNG BOY: Never!

Silence.

YOUNG BOY: Their faces are countless, and I remember all of them. Especially the mothers and daughters that I was forced to...

Shouts.

MEMORY: No need to cross such river! This won't do you any good when you cling on to your past.  
YOUNG BOY: How could a young boy dare to forget the unforgettable? (Silence.) Memory, it's deeply painful and my soul is aching under these knifed memories that will never cease to cut me.  My head is constantly pounding. During my panic attacks I shiver like a tree, sweat like a pig and vomit all the wrongs I have done to my land. Then, I smell it... I even taste the testimonies of my cruelties...
MEMORY: Stop it... You're amplifying these thoughts and hurting yourself.
YOUNG BOY: I'm not amplifying anything. What if all this was, is and will always be an illusion.
MEMORY: What if it isn't?
YOUNG BOY: Well, this is the way I feel and these memories are there and forever, just like a leech sucking the blood out of a human.
MEMORY: You're quite right, but the leech flees at some point, sailing for another prey.  
YOUNG BOY: Perhaps...
MEMORY: Please, you have to trust me! There are many things in this world we cannot fathom to understand and only TIME shall be your best friend.
YOUNG BOY: Fuck time! I'll never forget these little girls that I had to ... had to... had to rape...
MEMORY: Stop!
YOUNG BOY: ...I had to torture them...
MEMORY: I beg you to stop. You are martyrizing me and for the most of all, yourself.
YOUNG BOY: ... Aren't you listening! I had to cut them into pieces with my machete, and all of these dreadful actions, in front of their mothers. I'll never forget these dawns, the sunniest days of my life...
MEMORY: I can't do this. I'm leaving for another body.
YOUNG BOY: Yes, that is the easiest way knowing that you collected these thoughts where I tortured, I raped, and I took life... I'll never forget.
MEMORY: You were a baby when they took you, forced you into this life, a captive of an army. It was not your fault. Never was. You were yourself beaten, had your jaws and ribs broken with their crosses refusing to be their object of destruction. You were physically, morally, emotionally, verbally ravaged on a daily basis. You were even raped. (Silence.) You had no choice my little sun.
YOUNG BOY: I had a choice. I could've escaped.
MEMORY: And die?

Silence.

YOUNG BOY: Why me... There were millions of children on this land. Why me? (Silence.)
I could've had my youth, climb trees, bath in rivers, work on the fields, honour the spirits, and just...
MEMORY: ...be a little boy.
YOUNG BOY: Today, I'm just another child soldier, another cover page for Times, BBC another statistic for the UNICEF, ONU, or Amnesty International; Today, I'm another dull reason for all these NGOs to exist on my land and pay the salary of some other big family name that will brag about working in Africa...

Yells.

MEMORY: Stop it!

Silence.

YOUNG BOY: Do you know why they call «Kanhoüm»...
MEMORY: No.
YOUNG BOY: Really? How odd?
MEMORY: It's not a memory. You don't remember why you were given a name. You are the name. Go on, what's the meaning?
YOUNG BOY: Ray of death. (Silence.)
MEMORY: Why?
YOUNG BOY: All the people I snatched the life out of, I made sure to kill them at dawn, facing the sun...
MEMORY: I'm leaving now!
YOUNG BOY: No need, this will stop once and for all?   

Cocking the gun.

MEMORY: Wait! There are other ways.   
YOUNG BOY: There is no better way than this. These memories were branded in my cells and they will crawl up my soul for the rest of my breathing days. 
MEMORY: Please, don't...
YOUNG BOY: I'm tired. The little boy has been far too gone to be brainwashed. Leave that for what is out there, leave that for them; leave that for facebook...
MEMORY: Little sun... Please! We're so close.   
YOUNG BOY: I know, but I'm exhausted.   
MEMORY: So am I but it takes time, courage to rise from your demons.  Give me just a little more time.
YOUNG BOY: My friend, time has been my worse enemy. I may go through this with your help and surrender myself to forgive... But, I'll never forget the taste of the joy I had doing these horrific things.
MEMORY: I don't understand.
YOUNG BOY: I'm not afraid to rise again.
MEMORY: What?
YOUNG BOY: Before I leave this filthy land, and this sullied body, I'll tell you my darkest secret. (Silence.)

Whispering.

YOUNG BOY: I've enjoyed each little girl or mother I tortured and raped... They were the longest seconds of my life, and I fancied them, especially when I strangled or stabbed these little flowers with my machete. I liked how the blood was running on their dismembered petals: neck, arms, skull, legs, hands, and the sight of the flesh blooming.

Silence.

YOUNG BOY: I'm not afraid to rise; I'm ashamed of YOU Memory, for collecting the most heinous thoughts of mine, and let me taste them. I hear their screams; I feel their warmth, I taste their skin... 

Yells.

MEMORY: Your lying! You were fighting for your very life for God's sake! That's just another story to...
YOUNG BOY: I enjoyed it, and you cannot change this. I'm a torturer trapped in the body of a boy...
MEMORY: Please «Rediozajua»...

Startled.

YOUNG BOY: Where did you hear this name?
MEMORY: It is yours, your deepest memory.
YOUNG BOY: Didn't I bury it?
MEMORY: Yes, and you were a master doing so, encrypted in your mind's labyrinth.
YOUNG BOY: How did you unearth it?
MEMORY: I discovered your mother, singing you a lullaby: Rediozajua.

Silence.

YOUNG BOY: What's her name?
MEMORY: It's too deep. You don't remember?
YOUNG BOY: No, I don't.

MEMORY sings the Rediozajua lullaby.

MEMORY: Rediozajua... Rediozajua... Rediozajua (Silence.) It means Ray of...

YOUNG BOY: I know...

Silence.

MEMORY: Then you're no longer ray of death, but Ray of Sun. They may have stolen your childhood and your parents from you, but you are a little boy that fought for his life... Please, stay with me.

Cocks the gun again.

MEMORY: I'll miss you Rediozajua
YOUNG BOY: I'll miss you too Memory

It's almost 6h33, and a bullet just exploded the brain of a young boy on a day that promised to be one of the sunniest in Somalia.   
    


Gibs’zZZz © 2013

dimanche 16 octobre 2011

Il pleut...


Il pleut. Les dieux pleurent et crachent leurs larmes à travers des nuages violacés. Un autre crépuscule triste et amer nous contamine de déprime et de nostalgie des effleurements du soleil. Ces larmes nous inspirent à se mettre à l’abri sous nos draps chauds, armés d’un bon film et d’une crème glacée. Vanité serait de suivre mes cousins d’automates qui déboulent les marches du métro et passent leur carte pour un autre demain aliénant. J’observe ce badge qui marque au rouge leur taille, et écoute dans l’espace d’une minute les milliers de cartes magnétiques qui résonnent. Ce bruit évoque que la peau de mes fesses reste la propriété d’un gratte-ciel, d’un bureau, d’un mot de passe d’ordinateur. Il me gifle de cette réalité crue et aigre au gout, car manger devient une routine et non un plaisir. Je suis un robot qui revendique son humanité à travers les battements de son cœur, mais n’écoute pas le blues de son corps. Je digère encore la honte de mes minutes de déjeuners qui appartiennent à cette tour, forcé de prendre ma pause à telle heure. Au lieu de dandiner comme ces fous et ramper vers ma case pour d’autres heures de mélancolie, je ravale ma salive et me dirige vers le métro Mont-Royal.

Il pleut, et j’ai rendez-vous avec un mendiant sale. Il est toujours échevelé, muni d’une barbe de plusieurs mois et porte des vêtements troués. Ses joues escarpées et son visage émacié et cireux rendent justice à son salaire : les échos de quelques pièces de monnaie qui glissent sur la housse de son violoncelle durant une journée. Malgré son haleine répugnante, son sourire vous séduit, surtout par cette petite cicatrice au coin de la lèvre. Derrière cet étirement de lèvres, une voix pleine de vie jaillit, trainant sur son passage toutes sortes d’histoires sur lesquelles l’esprit salive pendant deux semaines. Sa chemise grisaillée par ces errances et son pantalon ridé des intempéries cachent un physique squelettique. Il symbolise l’ennemi juré du dieu grec des magazines. De son corps transpire des effluves qui vous surprennent à vous frôler les narines, le type de parfum pestilentiel qui vous donne la nausée. Toutefois, les odeurs de mon appartement sont trop suaves ce soir, et mes aisselles réclament de l’inspiration. Alors, je descends sans hésiter à mon arrêt.

Il pleut, et jour de pluie, je ne raterai pour nulle âme au monde ce crotté de mendiant. Il n’a peut-être pas bonne mine, une mauvaise haleine, mais en lui crépite quelque chose de beau, de magique. Quelque chose que mon cerveau pollué par tous ces bruits de sirène, d’autobus et d’autos, de marteaux-piqueurs, de la musique de mon iPhone n’ose écouter. Ces mêmes coups d’État sonores qui me poussent à jeter aux oubliettes les petits trots du vent, les valses des feuilles, le roucoulement d’un ruisseau, le bâillement des vagues, ou les griffes de la pluie sur la terre… Mes oreilles sont immunisées contre la musique de la nature qui m’entoure, qui me chuchote malgré cette boule de chaussette sale que je m’efforce à lui insérer dans la gorge. Suis-je trop occupé à m’esclavager pour ce dieu unique qu’est l’argent et laisser le brouillard de sa voix détonner dans ma cervelle pour 65 années ? Elle retentit sous mille-et-un synonymes presque éternels comme auto, maison, classe sociale, amis, investissements, voyage à Cuba; bref, une belle retraite… Mais je me pince la langue une autre fois afin de chasser cette fumée d’introspections existentielles et remplir ma mission.

Il pleut, et j’arrive juste au bon moment. Ce maigrichon est sur le point d’écorcher l’archet sur son violoncelle, un instrument qui de ses cordes a combattu les tortures du temps. Il est rapiécé de ruban adhésif suite aux déchirures de ses périples sur ces trottoirs, ces ruelles, ces bars, ces voitures. Ce vanupied a élégamment vêtu son compagnon de route de timbres-poste des pays qu’il a visités. Les soupirs du vernis délavé lui procurent l’allure d’un violoncelle ayant défié plusieurs siècles. Instrument plus proche de la voix humaine, il porte fièrement ses cicatrices confirmant l’existence d’une âme sur le point de parler, de sourire, de pleurer, de vibrer…

Il pleut, et trois mois se sont écoulés. Ce clochard traine sans scrupules sur la liste des sans-logis de Montréal. Tel un cloporte, il a trouvé sa niche humide et erre dans la ville aux cent clochers. Il partira surement quand l’hiver s’installera, et que le froid lui fendillera les lèvres. Comme bon terrien, j’ai l'ai jugé. J’ai ignoré ses angoisses, ses hauts et ses bas, son isolement, ses sauts d'humeurs, ses pleurs, sa douleur, ses cris, son regard triste et mouillé, ses heures de dur labeur, ses sacrifices, ses années de méditations, ses années de réflexions, ses déserts bravés… Je l’ai méprisé pour ce qu’il n’est pas, et surtout pour ce qu’il est. Un être humain non étranger à la mélodie de son corps, cette évidence qui se tapit dans les abysses de son ADN: il est et sera toujours un artiste. Je l’ai traité avec indifférence parce qu’il est maitre des ses mouvements et non un prisonnier croupissant dans un cachot à ciel ouvert. Je l’ai presque bousculé pour ce feu qui brule en lui, la vérité de son âme qui transpire à travers un 9 à 5 de mendicité. En fait, son 9 à 5 s’avère plutôt du 9 à 9. Il n’est jamais fatigué physiquement ou cérébralement, même quand il compose, puisqu'il aime et croit en ce qu’il fait. Aucun actionnaire ne saura abolir son poste pour un meilleur trimestre ou lui parler d’objectifs de rendement, de ventes, d’évaluations annuelles…

Il pleut et il fait froid. Je gravis les marches du métro jusqu’à ce que je fusille du regard cet homme encore préjudiciable. Il ne fait pas partie du système et n’a pas ce couteau dans la gorge. Ce mortel crasseux ne représente qu’un citoyen du monde, d’ici comme ailleurs qui tend la main avec ses tripes et son courage. Il veut créer. Il refuse que l’envol de ses notes ne soient tatouées par un code-barre. Aujourd’hui est jour de pluie, et ce sale mendiant va jouer une musique que j’adore. Mes oreilles subiront à nouveau un orgasme, ce qui pètera les écrous des portes de mon sixième sens. Les murmures du vent l’ont transporté ici dans ce métro, et il va s’exprimer, communiquer et partager quelque chose que les dieux lui ont transmis. Il compte coudre encore une fois des sons et des silences à travers quelques minutes d’éternités. Chaque note m’étranglera d’une vérité incontestable, celle que je dois cesser de conjuguer le verbe « ÊTRE » au futur. Les mots me manquent pour traduire ce que j’écoute en ces secondes pluvieuses de Montréal, cet itinérant que j’observe toujours à l’écart. Ses mains n’ont pas encore apposé le timbre d’adieu et elles ont une autre page d’histoire de vie à écrire. Ne sachant comment matérialiser ces cordes rares qui me caresseront sous peu les tympans, j’ai quand même l’honneur de partager quelque chose de presque semblable, d'égal à l’inimitable… Écoutez cette musique et demain, quand vous aurez pris votre café pour le métro, prenez gout à vivre et partez à la conquête des tictacs de votre vie.

Gibs’zZZz © 2011

dimanche 14 août 2011

Yon ti istwa...





Fanm,

mwen pa konn pa ki mo pou’m koumanse grafouyen paj sa yo. Mwen tèlman gen anpil bagay pou’m di w’, e an menm tan anyen menm. Mwen ta renmen pou kèk mo te ka tradui chalè emosyon sa a ka’p kannale monte mòn kò’m, k’ap marinen andidan chimen nanm mwen san rete, rache tout anndan m’. Si kèk vwayèl ak konsòn te ka senplifye tout pawòl anpil sa yo, jodi a mwen pata pèdi tan’m ekri tout pale kreyòl sa yo. Se tande m’ tande yo di lanmou pa janbe dlo ak mòn. Moun sa yo’k di sa a, mwen ta renmen fè yon ti pale ak yo pou yo eksplike loray sansasyon ak dife santiman’m ki mande anraje chak fwa jou ale ak jou tounen.


Yè swa mwen fè yon rèv kote nou t’ap fè danse bèl mizik « Lè nap fè lanmou», dyaz Mizik Mizik la. Nan rèv lan, mwen santi tout flanm kò’w sou mwen, etan m’ap goute siwo kou’w. Mwen tèlman renmen bò kote’w, fè yon ti pale, ba ou lodyans, fè’w ri, santi je’w sou kòm, gade ti jès ou, grimas ak lè w’ap souri ban mwen.

Chak douvan jou lè kòk la chante, mwen bwè pwazon lanmou sa, menm si mwen konnen map neye nan lanfè. Mwen toujou ap tann ou malgre ou repouse’m, malgre ou pa vle’m, malgre kè’w toujou ap bat pou yon lòt. Kouman pou’m ta eksplike sa’m pa ka eksplike bay pèsòn ni bay tèt pa'm?! Mwen ka di’w antan ke gason ke mwen ta renmen manyen’w, karese’w, miyonnen’w, santi’w, sere’w, koupe’w, men gen yon FANM ki kache andidan’m ki gen plis fòs depi kèk lane. Li ta pito genyen’w kòm pi bon zanmi, kou yon zepòl pou kriye, pou pale, koute’w, pataje chagren’m, jwa’m, libète’m. 


Malgre fredi ou kite pou mwen an, mwen toujou santi fòs kè'm kap sonnen kou tanbou kap bat anba peristil ak fèt chanpèt pestèl. Bo ou ak karès ou manke’m e santiman’m ap sonnen lanbi pou mande kase chenn sa yo. Pipirit chante, e anpil lane pase. Mwen toujou gen solèy sa ki klere je’m, yon solèy ke anpil gason fè kòm si yo pa konnen : yon nèg sansib, vilnerab, dous, sansyèl, frajil, ki vle ou pwoteje’l men’m jan la pwoteje’w, ki respekte’w, ki renmen’w, ki va ba ou tout fyèl lanmou ginen’l. Mespere lwa yo va ede’m nan fè ti grenn sab tan an sispann koule pou nou renmen pou tout tan gen tan.

Nan ekri’w ti lèt sa paske mwen pa gen nouvèl ou kèk lane, mwen santi tout nanm mwen fremi e mabouya kouri monte kòde tout trip mwen. Sèl zam mwen se gade solèy lannwit mwen pou fè lanfè paradi’m klere pi plis…Yo di’m fou ak entatad, sèlman konprann ke mwen sèlman fou pou ou.

Mwen konnen jodi a si’m tonbe nan yon tou, mwen konnen w’ap toujou premye moun pou lonje ti men ban mwen pou rale’m soti. Si se pa’t pou ou, mwen pa ta’p dekouvri ki ginen k’ap rele anndan’m, montre’m ki moun mwen ye, yon zanmi peyi’m, latè ak lanati. Demen, mwen espere lè n’ap fè yon ti danse ankò, si sa janm rive, ke se pa mwen ki gide’w, men nou chak k’ap gide youn lòt. Mwen pa vle ou panse se pawòl tafia m'ap grave sou fèy sa, men m’espere yon lè nou va pataje de ti moman majik, koute kè’w k’ap bat pandan n'ap respire youn ak lòt e youn sou lòt. M’pa menm kwè Bondye ka eksplike sa mwen santi, yon rivyè lanmou menm ginen ak lwa chèche pandan ane ak syèk. Fòk ginen ak lwa yo ta rele’l yon lòt jan oswa ale chèche definisyon an kay manman lafrik. Sa’m santi pou ou pa rete ak lanmou. Li fè zantray mwen rache chak lawouze.


Mwen respekte chwa ou fè an pandan tout lane sa yo, pou yon stabilite, pou sosyete an, pou definisyon pa’w de lamoun an. Mwen pa konn si istwa sa a va fè moun pale, fè lwa yo danse, kalbas donnen, pye mapou chante ou ekriven yo fè lank koule. Men, m’ konnen w’ap toujou rete sous la vi’m, rèn ayiti’m, pi bèl solèy kouche’m, pi bèl souvni’m…e san ranse, premye ak dènye lanmou’m.


Fanm, anpil lane pase depi nou koumanse ansanm ekri istwa sa ke nou pa janm fini, e suman nou pap janm fini. Mwen pa kè'm ap sispann kriye. M’espere timoun kou granmoun va chita bò twa wòch dife pou yo rakonte istwa sa a, ISTWA PA NOU. Yon istwa ki gen pou sòti nan mitan mòn Tibiwon, rive Jakmèl pou pase Janrabèl. Yon istwa ki gen pou fè tanbou bat, leve tout lwa ak ginen peyi’n fè yo danse. Yon istwa ki gen pou sonnen lanbi yon lanmoun ki pa ekziste nan liv. Son istwa ki jounen jodi an ap vwayaje nan van pyebwa nou yo, glise sou fèy chak branch bwa e ki va karese kwen zorèy chak grenn ayisyen…Son istwa ki di: MWEN TE RENMEN’W, MWEN FOUT RENMEN’W, E M’AP TOUJOU RENMEN’W.

Gibs’zZZz © 2011

Tèks mesaj...




Senkè edmi nan aswè, m’ap kondi tounen lakay apre travay sou otowout 40 ès lan Monreal. Mwen sote lè’m resevwa yon tèks mesaj sou selilè’m. Depi nan maten, mwen t’ap tann tèks Bètran sa ki t’ap vle di msye rive lakay apre vwayaj li an, sòti Ayiti rive Monreal pou vin wè'm. Nèg sa toujou siprann mwen.

-M'anvi'w !!! 



Efektivman, sete Bètran ki vle di ke vòl li an te rive. Mwen rele msye tou swit men msye pa reponn. Mwen tèks li. Msye te renmen pale anpil nan tèks mesaj, imel, oswa lèt, paske sete jan pi fasil pou nou te pale ak distans ki te separe'n nan.

- Cheri, ou tèlman manke'm... Kò'm tèlman swaf ou. Sa fè kèk jou m’ap konte jou!!!! 

-M’anvi mòde kou w’…

Mwen te anvi nèg mwen sa fè kèk jou, e msye te fout konnen jan m’ te sou mank. Mwen pa't konn kote pou m’ mete kò’m. Epi mwen rele msye ankò. Enbesil lan pa fout reponn. Msye pouse'm yon lòt tèks pou destabilize'm.

- M’anvi mòde tèt langyèt ou!!! 

Yon fwèt chalè pran'm san mwen pa konnen, nan tout vant mwen, sòti depi nan zotèy rive nan tout tèt mwen, pou ateri nan pwent dwèt mwen sou volan machin lan. Msye voye yon lòt tèks.

- Lè nou wè pita, m’anvi ou voye nan tout bouch mwen pandan m’ap tete krèk ou!!! 

Kèt!!!!! Respirasyon'm akselere e mwen koumanse frisonnen. Tout kò’m se pikotman. Mwen koumanse akselere pou'm ka rive pi vit lakay. Mwen te koumanse benyen kilòt mwen nan pran sonje yon fwa nou te ale nan yon restoran sou Sent Katrin, kote se avèg ki bay sèvis e fè nwa kou lank. M’ap sonje bwi lang li k’ap tete miray vajen’m, chèche dlo tankou msye te swaf. Pandan msye ap jere ti boujon'm, mwen pa't ka di anyen, mwen pa’t ka rele paske tout moun anndan an tou pre, ap manje, e bwi sa yo, nenpòt moun t’ap sispèk. Msye tete'm ak tout sansyalite'l, etan l'ap  fouye'm avèk de dwèt e mwen te vreman san pozisyon sou chèz lan. Tanzantan, Amede te vini mande nou si tout bagay te anfòm sou tab lan, si nou pa't vle lòt bagay. Lè konsa mwen te blije kontwole liann plezi sa ki t’ap mare'm pou'l toufe'm. Bètran pa fè ni youn, ni de, li fè tout sa li kapab pou li tòtire'm anba tab la. Li fouye zantray mwen chache ak endèks li yo pou li miyonnen pwen je'm. Li te konn kò’m ak tout koub nan gwòt sa, e li te konn kijan pou li stimile koridò sa yo avèk lang li, dwèt li, saliv li, tout sa avèk tout lanmou matènèl yon femèl chen. Nan fizyon po ak saliv sa a, msye te gen tout kontwòl sou plezi'm, pandan ke li t’ap bwè ak tout fyèl li san rete pou yon bon 20 minit. San m’ pa rann mwen kont de sa, mwen pouse de twa ti rèl e Amede vini bò kote nou pou li mande'm si tout bagay anfòm. Ti rèl sa yo, respirasyon'm , jan mwen t’ap rale cheve'l, tout sa sete siy yon dechaj elektrik ki pat lwen. Men Bètran fout mwen yon lòt tèks bliye koze restoran an, youn nan pi bèl konba msye te bay ti choublak mwen an.

-Manvi souse'w, mòde'w... Manyen tèt ou!!! 

Mwen bliye se kondi mwen t’ap kondi, e mwen te gen yon jip sou mwen. Mwen koumanse karese bouboun mwen, paske chalè an te twòp, yon chalè ki fè'm sonje dènye fwa Bètran t’ap souse'm nan mitan yon pak, sou kapo yon machin. La lin lan te won kon boul e li te klere kou dyaman. Tout men li t’ap sèpante kò’m, sen'm, bouch mwen, kwis mwen, karese'm pou li ban'm plezi. Msye souse m’ ak tout fyèl li, ak tout zantray li, e tanzantan, li te fè yon poz pou li mode lèv gòch koko'm, tankou yon malfini grangou bare. Sete yon doulè dous mwen te ka jere, pandan m’ap koute bwi kout lang, kout souse'l yo, etan van yo ap pase grif yo nan cheve’m ak pyebwa yo. Msye te chennen'm ak lang li ak tou saliv li, toufe,m nan yon silans ke mwen te vin rive brize ak yon bwi ki te make jan mwen te renmen soufrans sa. Zong mwen nan kou'l, mwen vin pèdi souf mwen ki vin akselere… Men msye fè,m tounen sou wout 40 ès avèk yon lòt tèks…

-M’anvi konyen'w !!!

Mwen te koumanse ap swe tèlman, malgre klimatizè machin lan. Sate fè kèk jou ke Bètran avè'm pa't wè, fè lanmou, pale youn ak lòt, e mwen pa te kite okenn lòt nèg manyen'm depi kèk mwa malgre ke mwen te nan tout dwa'm. Msye viv nan peyi d'Ayiti e msye te konn vin wè'm lè'l kapab e mwen te fè yon desann lè'm kapab, mwen te konn al wèl. Nan siye fwon'm, telefòn lan vibre ankò lage yon lòt manchèt nan kòtòf mwen pandan mwen t’ap karese klitoris mwen.

- M’anvi chire'w !!! 

Tèks sa sete yon jilèt ki te vin fann fwa'm. Plis m’ap mastibe tèt mwen nan li tèks yo, se plis mwen akselere pou mwen rive lakay pou mwen vole sou nèg mwen. Pandan map manyen vilv mwen pou'm gen plis sansasyon, mwen sonje jan mwen te konn adore gade jan Bètran te renmen lwile tèt klitoris mwen ak tout miray lèv chouchoun mwen, etan l’ap gade m’ nan je. Tanzantan, li mòde je langyèt mwen fè m’ vole ak yon kouran flanm pase nan tout nanm mwen. Sa ki te konn pi eksite'm se lè li leve pou li vinn bo'm ak tout sòs bouboun mwen sou rivaj lèv li, degoulinen sou bouch nou tou de. Etan m’ap sonje ti moman sa yo pou'm ka fè tèt mwen vini, msye fout mwen yon kout jilèt ak yon lòt tèks mesaj…

- M’anvi demantibile'w !!! 

Tèks sa fout mwen yon sèl kalòt voye m’ jete Kounoubwa, yon gwòt Okay, nan peyi'm, patri'm, san'm, Ayiti. Nou te al vizite kavèn sa a ak kèk lòt zanmi, yon gwòt leta pa janm eksplwate pou touris. Nan kavèn sa, mwen dekouvri kouman mwen menm pou tèt pa'm ak tout gason mwen te pase yo pa't janm konprann koulwa chè sa. Apre yon bon ven minit nan kavèn lan, msye rale'm sou yon gwo wòch. Nou tonbe bo, karese, manyen youn lòt kòmsi nou pa't wè sa fè kèk lane. Mwen te gentan mouye nan de tan twa mouvman. Bètran anvayi'm ak raj filange anndan'm, limen yon vòlkan nan mitan fant janm mwen, chennen yon djab sou kò’m... Chak kout anch te pote'm sou rebò falèz yon ògasm nan chak ale vini nou yo. Nan bwi souf kout nou yo ak kadans tèt chaje sa nan gwòt lan, Bètran soupire non'm nan kwen zorèy, pandan li rete andan'm, fè ekspre pou mwen vini.

Janm mwen te anlase tout anch li yo tankou yon koulèv voras ki te fèk kenbe yon rat. Avèk yon raj, msye manke rache'm ak yon ògasm melanje ak yon kout vyolans djab ak yon ti pike siwo lanmou. Mwen te tankou yon krab arenyen ak janm dwat lan toujou sou tay li, e lòt pye an apiye sou yon stalagmit, yon bra nan kou'l e yon lòt men nan yon kwen sou gwo wòch lan. Msye fè ekspre li poze pou mwen pa vini, fout mwen yon rèz. Alèz kou blèz, misye t’ap fè'm graje ak pikwa'l… Epi bidiw !!! Pandan msye ta pwal rache'm yon dechaj elektrik, detan l’ap mòde bò zepòl mwen, zongle'm nan tay mwen, mwen tounen ankò sou wout lan ak yon dènye bonb, pandan mwen pake machin lan etan mwen pra'l ouvri pòt lakay lan

…yon tèks mesaj.



- Cheri, aswè an mwen pra'l pran san'm fè'w vini.
- Pouki aswè an ?
- Paske'm rate premye avyon an. M’ap pran youn la touswit. M’ap etenn telefòn mwen an koulye a. M’ap rive nan zòn onzè nan aswè... NWP( na wè pita).
- Kèt cheri, kouman ou fè rate vòl lan. Ou fout raz anpil… Ou pa't ka di'm sa anvan, ou gentan fè'm sou sa la…!!!

- Se pa fòt mwen doudou… 

- Antouka, NPP ( na pale pita)…. !!!